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Protection des cultures
Expériences pilotes
Les pommes de terre
Essais démonstratifs : les pommes de terre
En Belgique, un peu plus de 10 000 agriculteurs cultivent près de 60
000 hectares de pommes de terre. Il en existe plusieurs dizaines de variété,
destinées essentiellement à la consommation directe. Néanmoins, ces dernières
années, l'industrie de la transformation (frites surgelées, plats préparés,
flocons…) a montré un intérêt croissant pour la pomme de terre.
Riche en amidon et en sucres lents, la pomme de terre contient également
de la Vitamine C, des acides aminés essentiels et des minéraux. Selon
les estimations, chaque habitant consomme 40 kilos de pomme de terre par
an, ce qui en fait le légume le plus prisé.
Comme les autres plantes, la pomme de terre doit être protégée contre:
- Les mauvaises herbes
Le désherbage évite la concurrence des adventices et garantit ainsi
à la pomme de terre une quantité suffisante d'éléments nutritifs, de
lumière et d'eau. En outre, il permet d'éliminer les mauvaises herbes
qui sont d'éventuels réservoirs pathogènes. La présence de mauvaises
herbes rend également les travaux de récolte plus difficiles.
Pour optimiser la production, le recours au traitement herbicide est
nécessaire. Il a lieu juste après la plantation, avant l'émergence de
la culture. Les produits sont choisis en fonction des mauvaises herbes
rencontrées et du taux d'infestation des sols.
- Les maladies
La pomme de terre fait l'objet d'attaques de champignons, de virus et
de bactéries divers, altérant les plantes et diminuant les possibilités
de récolte. Le mildiou (Phytophthora infestans) est la maladie la plus
célèbre de cette culture. Ce champignon parasite est apparu en Europe
au milieu du XIXème siècle. A cette époque, il a été responsable de
grandes famines. Rien qu'en Irlande, ce parasite a causé la mort de
plus d'un million d'Irlandais, et a fait émigrer 1,5 million vers les
Etats-Unis. Depuis, grâce au progrès scientifique, on connaît mieux
les circonstances de développement de cette maladie. Sur la base d'observations
des cultures, de mesures météorologiques, de sensibilité variétale,…
des modèles de prévisions ont été mis au point . Ceux-ci permettent
d'avertir les agriculteurs de l'opportunité du traitement fongicide.
Les traitements inutiles sont ainsi évités. Comme la maladie évolue,
les systèmes d'avertissement sont constamment ré-évalués et adaptés.
Actuellement, la Belgique est un des pays les mieux équipés en systèmes
d'avertissement.
- Les insectes
Le ravageur le plus célèbre de la pomme de terre est le doryphore. Celui
est apparu plus récemment dans nos régions (vers 1940-1950). Avant l'utilisation
d'insecticides, les enfants étaient dispensés d'écoles pour ramasser
manuellement ces insectes dans les champs. Aujourd'hui, la lutte est
parfaitement maîtrisée. Parmi les autres parasites particulièrement
nuisibles, on retrouve les pucerons. Il en existe de nombreuses espèces.
La plupart sont vecteurs de maladies. Ils peuvent également s'attaquer
directement à la plante en absorbant sa sève. Des organismes officiels
effectuent régulièrement des observations en champs, où les populations
sont évaluées, ainsi que la présence d'ennemis naturels. Lorsque les
seuils de dégâts sont atteints, l'agriculteur peut avoir recours à l'utilisation
d'insecticides sélectifs (insecticides épargnant les ennemis naturels
comme par exemple la coccinelle).
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