Protection des cultures Expériences pilotes Les pois

Essais démonstratifs : les pois

En Belgique, près de 9000 hectares sont consacrés à la culture des pois, essentiellement pour l'industrie de la conserve et du surgelé. Ce dernier connaît d'ailleurs un succès croissant comme en atteste l'augmentation de pois surgelés produits par des entreprises comme Westfro, Homoifreez, Horafrost, Dicogel, Ardovries, Unifrost, Pasfrost, Begro, Pinguin, Dejaeghere, Hesbaye Frost, et D'Arta.

Les pois sont dotés d'une haute valeur nutritionnelle. Ces légumineuses contiennent beaucoup d'amidon et de protéines. De plus, ils sont particulièrement riches en vitamines A, B1, B2, B6 et C ainsi qu'en minéraux. Les pois sont des légumes typiques de printemps. Ils possèdent, en outre, la caractéristique de fixer l'azote présent dans l'air. La période de semailles s'étend du 25 février au 30 mars. Le cultivateur sème entre 250 et 300 kg par hectare.

Il ressort de l'essai, ainsi que de la pratique que les pois doivent être protégés contre:

  • Les mauvaises herbes

    Celles-ci diminuent l'apport en lumière, en éléments nutritifs et en eaux nécessaire à la croissance. En outre, certaines d'entre elles comme les chardons, la camomille ou la morelle noire peuvent causer d'énormes dommages aux légumes. Les baies de morelles noires contiennent par exemple des toxines dangereuses pour la santé du consommateur. Pour la culture des pois, la lute contre les mauvaises herbes se passe généralement en deux phases. La première consiste en l'utilisation préventive d'herbicides sélectifs et la seconde en une pulvérisation adaptée au type de mauvaises herbes ayant subsisté au premier traitement.

  • Les maladies

    La protection contre les maladies s'avère souvent nécessaire car la croissance des pois provoque une végétation dense, propice au développement de certaines mycoses telles le Pythium, le Fusarium ou le Botrysis.

  • Les insectes

    Des insectes comme les pucerons, les chenilles, les thrips ou les charançons peuvent causer de gros dégâts à la culture. L'utilisation d'insecticides spécifiques, basée sur des observations de parcelles en tenant compte de la présence éventuelle d'ennemis naturels, permet de maintenir les populations d'insectes nuisibles en dessous des seuils de nuisance.