Forum aux questions (FAQ)
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Question 1 : Pourquoi maintenir une productivité
croissante ?
Les pays occidentaux disposent de suffisamment de nourriture de bonne
qualité. Mais ceci n'est pas le cas partout. La banque mondiale a établi
que la production de nourriture devrait doubler dans les prochaines années
pour évoluer d'une manière équivalente aux projections de croissance de
la population. A l'horizon 2030, on estime que la population s'élèvera
à 8.1 milliards de personnes. Chaque jour, la population mondiale s'accroît
de 200.000 personnes.
Le blé est la nourriture de base pour environ 35 % de la population.
A l'échelle mondiale, le stock de blé actuel représente une avance pour
59 jours. Dans le contexte de la consommation mondiale actuelle, la banque
mondiale estime qu'une moyenne de 90 jours de stock d'aliments est nécessaire
pour pouvoir faire face à toutes catastrophes naturelles. Cette moyenne
théorique est une fois et demi le stock en blé.
Question 2 : Pourquoi avons-nous besoin de
produits de protection des plantes ?
La plus grande consommatrice des produits de protection des plantes est
l'agriculture. En effet, les cultures doivent être protégées contre diverses
attaques: insectes, mauvaises herbes, maladies, … Une étude* a démontré
qu'une réduction de 75% de l'utilisation des produits de protection des
plantes, diminuerait la production agricole de 30 à 50%.
Les produits pour la protection des plantes protègent la productivité,
ce qui permet un rendement à l'ha garanti avec pour conséquence une réduction
des surfaces cultivées et ainsi une utilisation des terres résiduelles
pour des parcs, pour des réserves naturelles.
Il y a encore d'autres raisons :
Santé : les produits de protection des plantes sauvent des dizaines de
millions de vie en contrôlant des maladies telle que la malaria.Les PPP
permettent d'éviter la présence des maladies qui produisent des produits
toxiques (mycotoxines) et des mauvaises herbes toxiques (p.ex. morelle
noire) dans la chaîne alimentaire.
Economique-Sociale : une protection adéquate et efficace des cultures
permet de produire à des prix raisonnables parce qu'elle garantie un bon
rendement à l'ha et ceci avec moins de travail. Ainsi, il y a assez de
nourriture de bonne qualité disponible pour tout le monde.
* Crop Protection: Costs and Benefits to Society and the
Economy; Professor Michael Schmitz, Agribusiness Institute, University
of Gießen, Germany; November 2001
Question 3 : Quelles sont les exigences du
dossier d'agréation ?
Le principe d'agréation est un principe selon lequel un pesticide ne
peut être commercialisé ou utilisé en Belgique que s'il est agréé dans
notre pays. Les matières actives sont évaluées et reconnues au niveau
européen mais l'agréation pour l'utilisation d'un produit commercial contenant
ces matières actives dans un pays membre est une compétence nationale.
Les exigences de l'agréation sont nombreuses et comprennent notamment
:
- un dossier toxicologique qui évalue les effets les plus divers du produit
sur l'homme : - sa toxicité aiguë (c'est-à-dire à court terme)
- sa toxicité sub-chronique et chronique (c'est-à-dire à long terme) -
plus d'autres études de toxicité encore requises dans ce dossier
- un dossier écotoxicologique qui précise le comportement et le devenir
des produits dans les différents compartiments de l'environnement (eau-sol-air)
- un dossier biologique qui donne la preuve de l'efficacité et de la sélectivité
du produit vis-à-vis de la culture concernée.
Ces dossiers comprennent les résultats d'études réalisées par des centres
de recherche indépendants ou par l'industrie elle-même selon des procédures
standards bien définies. Seuls les laboratoires certifiés sous le contrôle
des instances officiels indépendantes (GLP-GEP) peuvent effectuer les
études destinées au dossier d'agréation.
Pour l'agréation nationale, un comité d'agréation composé d'experts de
différentes institutions évaluent le dossier dans leur domaine propre.
Il s'agit :
- de l'AFSCA (Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire)
et du Conseil Supérieur d'Hygiène pour l'évaluation des dossiers toxicologiques
;
- du SPF Santé Publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement
pour l 'évaluation des dossiers biologiques et éco-toxicologiques ;
- du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale pour une évaluation de
la sécurité des personnes impliquées dans la production ainsi que celle
des utilisateurs des produits.
Le comité consulte également des sous-comités composés de différents
experts indépendants qui analysent et qui donnent leur avis concernant
des parties spécifiques du dossier comme l'écotoxicologie, la toxicologie,
le comportement dans l'environnement ou la biologie. Ces experts sont
actifs dans les universités, dans les centres de recherche,… Si tous les
comités et sous-comités consultés donnent un avis favorable, le produit
est accepté et reçoit un acte d'agréation.
Les coûts de mise sur le marché d'un nouveau produit s'élève à 150-200
millions d'euros et la procédure complète prend 8 à 10 ans.
Question 4 : Qu'en est-il des anciennes matières
actives ?
La directive européenne 91/414 a considérablement fait évoluer les exigences
demandées dans le cadre d'une agréation. Les données européennes exigées
sont extrêmement sévères et il n'y a pas de raison pour ne pas imposer
les mêmes exigences aux anciennes matières actives. C'est pourquoi il
est prévu dans la directive que toutes les anciennes substances actives
doivent être examinées dans le programme de révision européen.
La révision des nombreuses matières actives présentes sur le marché européen
se fait en différentes étapes. Fin 2003, 430 matières actives sur un total
de 830 matières actives ont été retirées du marché parce qu'elles ne satisfaisaient
pas aux nouvelles exigences plus sévères ou parce que les dossiers supplémentaires
nécessaires n'ont pas été fournis par les sociétés concernées.
Question 5 : Quelle est la différence
entre danger et risque ?
Dans notre vie quotidienne, nous côtoyons sans cesse des dangers potentiels.
Cependant, le risque que l'on court dépend de notre comportement vis-à-vis
de ces dangers potentiels. Ce n'est qu'en s'exposant à un danger que le
risque se manifeste. Par exemple, un couteau représente un danger par
sa lame tranchante. Mais si le couteau reste dans une armoire, le danger
potentiel d'une blessure existe mais on ne s'y expose parce que l'on n'utilise
pas le couteau, il n'y a donc pas de risque. Par contre, si le couteau
est utilisé, on s'expose au risque. A ce moment le risque est encore différent
selon qu'il est utilisé par un adulte conscient du danger potentiel d'un
couteau ou par un enfant. Pour les produits de protection des plantes,
le même scénario danger-risque est d'application.
Question 6 : Les produits pour la protection
des plantes sont-ils toxiques?
"Toutes les substances sont des poisons et aucune n'est un poison. La
bonne dose différencie le poison du remède" (traduit de l'anglais), Paracelse,
16ème siècle.
Aujourd'hui une des priorités lors de la mise au point d'un produit de
protection des plantes est son profil toxicologique et écotoxicologique.
Ne sont agréés que les produits qui offrent une garantie complète pour
l'homme et son environnement.
D'autre part, dans notre nourriture de tous les jours se retrouvent des
aliments qui peuvent contenir des substances naturelles ayant des propriétés
cancérogènes; ainsi par exemple le poivre noir contient du safrol et de
la pipérine qui ont ce genre de propriétés. Donner des extraits de poivre
noir à des souris à la dose de 140 mg/kg pendant trois mois, résulte en
l'apparition de tumeurs dans de très nombreux organes.
Il est important de souligner avant tout que la qualité de l'alimentation
s'est constamment améliorée au cours des 50 dernières années et qu'à ce
jour aucun cas de maladies répertoriées sur l'homme ne peut être imputé
aux produits de protection des plantes.
Dans nos pays développés, nous pouvons nous estimer heureux que le plus
gros risque pour la santé est que nous mangions de trop (source : association
médicale britannique).
Question 7 : Qu'en est-il des résidus
dans la nourriture ?
Quelles sont les normes établies en matière de résidus?
Pour définir une dose journalière admissible (DJA), on commence par déterminer
en laboratoire une dose sans effet (NOEL) c'est-à-dire la dose la plus
élevée qui, absorbée quotidiennement par l'animal de laboratoire le plus
sensible, toute sa vie durant, ne provoque aucun effet observable. Ensuite,
la DJA pour l'homme est calculée en divisant la dose sans effet (NOEL)
par le coefficient d'extrapolation de l'animal à l'homme, ce coefficient
est au minimum égal à 100 (10 x pour extrapoler de l'animal à l'homme
et 10 x pour tenir compte des sensibilités différentes au sein de l'espèce
humaine). En résumé, la DJA est la quantité de résidus en mg/kg de poids
corporel qui peut être journellement ingérée en toute sécurité par l'homme.
Pour l'agréation, des LMR (limites maximales de résidus) doivent être
fixées pour chaque dans chacune des cultures où il est agréé. Les LMR
sont établies sur base d'études de résidus où on applique le produit phytopharmaceutique
selon les Bonnes Pratiques Agricoles. La quantité de résidu retrouvée
ainsi est multipliée par la quantité de la denrée concernée ingérée en
moyenne quotidiennement par le consommateur (fixée par le "panier de la
ménagère" de l'OMS) afin d'arriver à la quantité de ce produit phytopharmaceutique
susceptible d'être ingérée quotidiennement par le consommateur. Ces LMR
sont souvent inférieures aux DJA, c'est cette différence grande à très
grande entre ingestion potentielle d'un produit de protection des plantes
(via les denrées susceptibles de le contenir) et la DJA qui est l'élément
qui indique qu'un dépassement de LMR n'est pas problématique pour la santé.
Avant qu'un produit de protection des plantes soit agréé dans différentes
cultures, il est vérifié s'il n'y a pas de dépassement de la DJA pour
la matière active concernée sur base du "panier de la ménagère".
Savez-vous que pour dépasser la dose journalière admissible (DJA) d'un
produit phytosanitaire autorisé à 0,1 mg/kg de résidus sur une pomme,
il faudrait qu'un adulte de 60 kg en absorbe 3 tonnes/jour.
Question 8 : Qu'en est-il de l'agriculture
biologique ?
Sans produits de protection des plantes, on reviendrait à des situations
telles que nos ancêtres ont pu vivre en 1850 quand, par exemple, le mildiou
a dévasté les cultures de pommes de terre en Irlande créant ainsi une
famine qui tua un grand nombre de familles.
"Contrairement à une idée largement répandue, un produit issu de l'agriculture
biologique ne se définit pas par l'absence de résidus de pesticides" (source
: Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression
des fraudes).
Les producteurs de l'agriculture biologique sont en effet assujettis
par la réglementation à une obligation de moyens et non pas à une obligation
de résultats. Nuance de taille souvent inconnue : les producteurs de "
biologique " ne sont pas tenus de garantir un produit dépourvu de résidus.
Par ailleurs, l'origine naturelle des pesticides autorisés dans l'agriculture
biologique n'est pas forcément un gage d'innocuité. Par exemple, la roténone,
un insecticide extrait des plantes tropicales, d'utilisation courante
en bio, est toxique pour certaines espèces animales.
Question 9 : Les produits pour la protection
des plantes et l'environnement.
Les produits de protection des plantes constituent une solution pour
l'environnement et la biodiversité et non un problème. La disparition
des espèces sauvages n'est pas due à l'utilisation des produits de protection
des plantes mais à l'augmentation intense de l'activité humaine: routes,
construction, zones industriels et certainement aussi l'augmentation de
la surface cultivée par l'agriculteur afin de répondre au besoin croissant
de denrées alimentaires. De ce fait, moins de terre reste disponible pour
l'habitat sauvage.
Les produits de protection des plantes permettent une plus grande production
sur une surface plus petite et présentent donc une solution pour la demande
croissante de denrées alimentaires sans que la nature ne doive laisser
place à une agriculture à rendement réduit.
Question 10 : Pourquoi soutenir une agriculture
durable ?
L'agriculture durable est définie comme suit :
Système intégré de pratiques de production animale
et végétale qui à long terme
- satisfait aux besoins humains en nourriture
- améliore la qualité de l'environnement et des ressources
naturelles sur lesquelles l'agriculture est basée
- utilise de façon la plus efficace possible les ressources
naturelles non renouvelables
- assure la viabilité économique des activités
agricoles
- améliore la qualité de vie des agriculteurs et de la
société dans son ensemble
L'industrie phytopharmaceutique par les produits qu'elle met sur le marché
soutient l'agriculture durable. Pourquoi ?
Demain il y aura quelque 200.000 bouches supplémentaires à
nourrir dans le monde (croissance de la population mondiale quotidienne).
Donc, sur une superficie arable en diminution, il faut produire plus.
En 1900, 1 ha nourrissait 1 personne.
En 2050, 1 ha nourrira 7 personnes.
Question 11 : Quelles sont les bonnes pratiques
agricoles en matière d'utilisation des produits pour la protection
des plantes ?
Les produits de protection des plantes contribuent à une agriculture
durable. Employés correctement, ils ne présentent aucun danger pour l'homme,
la faune, la flore et l'environnement. Par contre, tout abus de produits
de protection des plantes entache la confiance du consommateur et porte
inutilement préjudice à l'environnement. Raisons suffisantes pour utiliser
correctement chaque produit en respectant les Bonnes Pratiques Agricoles.
Les Bonnes Pratiques Agricoles, c'est quoi ?
AVANT LE TRAITEMENT
- tout d'abord, lire attentivement l'étiquette;
- choisir le produit en fonction de l'objectif à atteindre;
- le stocker dans un endroit sec, hors de la portée des enfants
et à l'écart de toute nourriture;
- contrôler l'appareil de pulvérisation;
- tester la dose d'application en fonction de la vitesse d'avancement
de l'appareil et du débit des buses.
LORS DE LA PREPARATION
- ne pas manger ni boire pendant la préparation de la bouillie;
- mélanger le produit avec un maximum de précaution (éviter
les éclaboussures);
- ajuster le volume de bouillie à la surface à traiter
afin d'éviter les reliquats;
- surveiller le remplissage du pulvérisateur et éviter
le débordement;
- si l'emballage est vide, le rincer 3 fois à l'eau claire en
agitant énergiquement et transférer l'eau de rinçage
dans la cuve;
- Bien fermer le couvercle du pulvérisateur;
- Les bouchons sont aussi à rincer.
LORS DE L'APPLICATION
- ne pas pulvériser près des points d'eau;
- éviter tout redoublement et ne traiter que la culture à protéger;
- éviter tout ruissellement;
- ne pas traiter les fossés et les accotements et respecter les zones
tampons;
- ne jamais pulvériser par grand vent ou fortes pluies;
- traiter de préférence tôt le matin ou le soir (par vent calme);
- respecter les limites de la parcelle.
APRES LE TRAITEMENT
Restes de bouillie
- ils seront dilués et pulvérisés sur les endroits
déjà traités;
- rincer le pulvérisateur et le ranger sous abri pour éviter
toute dilution par la pluie.
Conservation des emballages
- remiser les emballages entamés dans l'endroit de stockage
approprié;
- conserver les emballages vides, bien rincés, ouverts, dans
les sacs plastiques spéciaux de Phytofar-Recover. Placer également les
capsules et les bouchons dans ces sacs. Conserver les sacs dans un endroit
sec.
PRECAUTIONS
- laver soigneusement à l'eau et au savon, les mains, le visage
et les parties du corps qui ont été en contact avec le
produit.
Question 12 : Que veut dire ICM ?
ICM = Integrates crop management = lutte intégrée
Les techniques d'ICM combinent l'utilisation des technologies modernes
et des méthodes traditionnelles et encouragent le respect de l'utilisateur,
de la santé humaine et de l'environnement tout en maintenant une
bonne rentabilité.
IPM = intregrated pest management est une partie d'ICM. Les utilisateurs
utilisent une combinaison appropriée à des méthodes
culturales, biologiques et chimiques.
L'industrie soutient les techniques d'ICM en développant des produits
dont l'activité est plus spécifique et qui sont moins persistants
dans l'environnement.
L'ICM c'est par ex. une meilleure rotation, l'utilisation de variétés
moins sensibles, un meilleur diagnostic des maladies, un suivi des conseils
des centres d'avertissement.
Quelques exemples de la pratique : en Belgique, la culture intégrée en
production de fruits à pépin est soutenue par une législation. La culture
intégrée est également appliquée avec succès dans les cultures sous verre
et en horticulture. Pour d'autres cultures, les pommes de terre par exemple,
ils existent des systèmes d'avertissements qui permettent d'orienter le
producteur vers les traitements adéquats en fonction des attaques observées
dans les parcelles de références.
Question 13 : Qu'en est-il de la réduction
des quantités de matières actives appliquées à l'hectare
?
L'industrie phytopharmaceutique investit près de 200 millions
d'euro pour la mise au point d'un nouveau produit contenant une nouvelle
molécule et 8 à 10 ans sont nécessaires pour l'entièreté de la
procédure. La majorité de ce montant est destinée à la recherche et au
développement. L'industrie accorde beaucoup l'attention au développement
des produits qui respectent encore plus la santé humaine et l'environnement.
Grâce à la recherche, de nouvelles matières actives sont mises sur le
marché, celles-ci peuvent être utilisées à des doses nettement inférieures
comparées aux anciennes et sont moins toxiques ou dangereux pour l'environnement.
Un exemple concret est le cas des traitements insecticides en betteraves
sucrières : un traitement semence avec une matière active dont la permanence
de l'activité permet d'éviter l'utilisation d'insecticides foliaires a
permis une réduction considérable, plus de 90%, de l'utilisation des produits
de la protection des plantes à l'hectare.
Egalement en culture de céréales en Belgique, la quantité de matière
activée appliquée est passée de 4,7 kg/ha en 1991 à 2,64 kg/ha en 2003,
soit une réduction de 44%.
Question 14 : Les produits pour la protection
des plantes ont-ils un impact sur la qualité de nos aliments ?
Grâce à l'utilisation raisonnée des produits phytosanitaires, le consommateur
dispose d'aliments sains en suffisance t à un prix raisonnable.
SAIN : certains champignons sont particulièrement redoutables en raison
de leur capacité à synthétiser des mycotoxines cancérigènes. Par exemple,
un Penicillium peut provoquer la production de Patuline dans les pommes
et ses produits dérivés. Les produits pour la protection des plantes permettent
d'éviter la présence de ces moisissures.
SUFFISANT : grâce à l'utilisation des produits de protection des plantes,
moins d'aliments sont perdus car dévaster par des moisissures, des insectes…
PRIX
RAISONNABLE : grâce aux produits de protection des plantes, le travail
des producteurs est allégé et un rendement élevé par unité de surface
est garanti, ce qui permet de produire des fruits et légumes de qualité
à un prix raisonnable et rend dès lors ces produits importants pour une
alimentation complète disponible pour tous.
Question 15 : Les produits pour la protection
des plantes et l'eau.
Lors de l'application de produits de protection des plantes, des résidus
peuvent se retrouver dans certaines circonstances dans l'eau de surface
et dans l'eau souterraine qui est la source majoritaire d'eau potable
dans beaucoup de régions en Europe. La recherche et le développement en
agrochimie ont pour objectif la mise au point de produits ou de techniques
qui minimisent le risque de présence de ces résidus dans l'eau. La protection
de l'eau est une priorité européenne.
En ce qui concerne les produits de protection des plantes, la législation
européenne est très sévère et limite la présence de ceux-ci à 0.1 µg/L
pour une substance isolée dans les eaux potables et dans les eaux souterraines
(directive 80/778/CEE). Cette limite européenne n'est pas liée aux risques
pour la santé, elle a été fixée en partant du principe qu'aucun résidu
de produits de protection des plantes ne peut se retrouver dans les eaux.
Le taux de 0.1 µg/L étant la plus petite quantité mesurable, elle correspond
à une présence " zéro ", à une absence de résidus.
En 1996, une convention Belgaqua-Phytofar a été signée avec pour objectif
d'assurer une protection efficace des ressources hydriques servant à la
production d'eau, tout en respectant les équilibres économiques et les
impératifs technologiques permettant la poursuite de l'exploitation agricole
et la production alimentaire de manière compétitive en Belgique. Voir
plus en détail la rubrique "Réalisations : Phytofar-Belgaqua" sur le site
web de Phytofar.
Question 16 : Pourquoi traiter les semences
?
Différents champignons et insectes peuvent ruiner des cultures en s'attaquant
aux semences en germination. Pour protéger les semences contre ces attaques,
un traitement des semences est réalisée. Dans certaines situations, si
ces traitements ne sont pas réalisés plus de 50 % de la production peut
être perdue.
Les produits de traitement des semences présente l'avantage de pouvoir
appliquer le produit de manière très ciblée et ainsi travailler avec de
très petite quantité de matières actives par hectare. En comparaison avec
un traitement conventionnel, en traitant les semences, seul 1 % de la
surface cultivée est traité. Ainsi le traitement des semences réduit à
son minimum l'exposition des organismes utiles et des organismes aquatiques
aux produits.
Ils garantissent un maximum de sécurité aux utilisateurs (aux agriculteurs)
qui ne sont pas exposés directement aux produits. De plus, grâce au traitement
des semences, un certain nombre de traitements, qui devraient être réalisés
lorsque la culture serait plus développée, ne sont plus nécessaires. Le
contact des utilisateurs avec ces produits est dès lors également évité.
Le traitement des semences est réalisé par des sociétés industrielles
spécialisées selon des techniques très précises dans des circonstances
contrôlées évitant ainsi tout surdosage.
Question 17 : Influence des produits de protection
des cultures sur le comportement hormonal
Le débat concernant les dérèglements hormonaux a trait à l'exposition
à de faibles quantités de produits hormonaux chimiques d'origine naturelle
ou synthétique qui sont présents dans l'alimentation et l'environnement.
Ces produits pourraient interférer sur le système hormonal et induire
des effets néfastes chez l'homme et dans la nature.
L'être humain est exposé dans une faible mesure, à des hormones synthétiques
mais aussi à de grandes quantités d'hormones naturelles. En effet, notre
alimentation quotidienne contient de nombreuses substances naturelles
(telles que la caféine) qui peuvent avoir des répercussions hormonales.
Cet effet peut être des milliers de fois supérieur à celui éventuellement
causé par les substances synthétiques telles que les résidus de certains
produits de protection des plantes. Ainsi, du point de vue toxicologique,
la consommation d'aliments frais peut constituer une menace beaucoup plus
importante de perturbations hormonales que les substances synthétiques.
Par notre alimentation, nous sommes nettement plus exposés aux produits
analogues hormonaux naturels (mimics) qui présente un risque plus élevé
de provoquer un dérèglement hormonal que les résidus éventuels de certains
produits de protection des plantes. Ces derniers sont d'ailleurs soumis
à des tests très sévères et de plus, l'exposition de l'homme à ces substances
est limitée. Actuellement, il n'existe aucune preuve scientifique du risque
que pourraient présenter les produits analogues hormonaux naturels ou
de synthèse.
Avant toute commercialisation, les produits de protection des plantes
sont soumis à des tests toxicologiques très sévères en vue de l'obtention
de l'agréation. Une des exigences requises consiste à détecter tout effet
perturbateur du système hormonal. La directive européenne 91/414 impose
d'ailleurs que tout dossier de demande d'homologation (en Belgique, agréation)
contienne les rapports d'études relatives à ce sujet et réalisées sur
2 générations. Ces études sont en fait, le meilleur moyen de mettre en
évidence tout effet possible de dérèglement hormonal. Lors de la détermination
de la valeur DJA (dose journalière acceptable) de chaque produit de protection
des plantes, les résultats de ces études sont également pris en compte.
L'industrie phytopharmaceutique européenne est tout à fait favorable à
une évaluation de ces produits basée sur des données scientifiques et
sur les risques éventuels de perturbations hormonales, dans le cadre de
l'examen du dossier de demande d'agréation.
L'industrie européenne des produits de protection des plantes est particulièrement
attentive à tout nouveau développement, mise au point de produits et respect
des bonnes pratiques afin d'éviter tout effet néfaste pour l'homme et
l'environnement. Etant donné que un certain nombre de questions restent
encore en suspens au sujet de cette problématique, l'industrie européenne
s'est associées avec bon nombre de partenaires internationaux pour réaliser
ensemble des études sur les dérèglements hormonaux.
Question 18 : Les produits de protection
des plantes ont-ils une influence néfaste sur les abeilles et les
insectes utiles ?
Les abeilles font partie du groupe des insectes utiles. Elles jouent
un rôle important aussi bien dans la pollinisation de certaines cultures
que dans la production de miel. C'est pourquoi dans le cadre de l'agréation
de chaque produit de protection des plantes, le dossier toxicologique
doit contenir les rapports des études sur les effets nocifs éventuels
sur les insectes utiles (dont les abeilles).
La toxicité (orale et de contact) des produits de protection des plantes
pour les abeilles est étudiée sur base de tests spécifiques de laboratoire.
Dans des cas précis, des essais en champs sont réalisés suivant les prescriptions
requises en matière de bonnes pratiques agricoles pour le produit en question.
Ces essais en champs sont effectués sur trois parcelles avec des cultures
particulièrement mellifères. Ces parcelles doivent être situées suffisamment
éloignées de façon à éviter que les abeilles puissent butiner d'une parcelle
à l'autre. Une parcelle est pulvérisée avec le produit à tester, une autre
reste non traitée et la troisième est traitée avec un produit pour lequel
la toxicité visà vis des abeilles est connue. Cette façon de procéder
permet par comparaison des résultats obtenus sur les différentes parcelles
d'évaluer valablement les risques éventuels pour les abeilles.
Lorsque le produit se révèle toxique pour les abeilles et donc, présente
un danger pour ces insectes, il doit être mentionné sur l'étiquette, "nocif
pour les abeilles, ne pas appliquer le produit en période de floraison,
y compris pour les mauvaises herbes". Les produits qui ne sont pas toxiques
pour les abeilles ou pour lesquels aucun danger n'est mis en évidence
lorsqu'il est appliqué en respectant les bonnes pratiques agricoles, ne
devront pas apposer de mention spécifique sur leurs étiquettes.
Tout produit de protection des plantes appliqué suivant les prescriptions
prévues sur son étiquette et stipulées dans l'acte d'agréation ne présente
aucun risque pour les abeilles, ni pour les autres insectes utiles.
Question 19 : Les produits de protection
des plantes peuvent-ils être la cause de certains cancers ?
Tout produit de protection des plantes n'obtient une agréation que si
les nombreuses études requises mettent clairement en évidence, que lors
de son utilisation correcte et adéquate, il ne présente aucun effet néfaste
pour les hommes, les animaux et l'environnement. Dans ce contexte, toute
agréation d'un produit de protection des plantes est basé sur des évaluations
de risques auxquelles sont appliqués des facteurs de sécurité très élevés
qui permettent l'extrapolation aux groupes les plus fragiles de la population
(nouveaux-nés, enfants, femmes enceintes et personnes âgées).
Une diminution d'emploi des produits de protection des plantes ne permettra
pas de prévenir le développement de cancers et de maladies liées à l'alimentation.
Bien au contraire car les produits de protection des plantes jouent un
rôle non négligeable dans la prévention contre ces maladies. Le professeur
M. Tubiana et le docteur C. Hill déclaraient dans une lettre ouverte publiée
en juin 2004 dans la revue française "Agriculture et Environnement": "Aucune
donnée épidémiologique ou toxicologique ne montre un effet cancérigène
des divers produits présents dans l'alimentation aux concentrations autorisées;
celles-ci sont fixées par des Comités d'experts (le Comité d'agréation)
en tenant compte des avis européens et internationaux. Jeter le doute
sur la qualité de l'alimentation détourne l'attention des vrais problèmes
: l'excès de poids, l'alimentation riche en graisses et en sucres, l'insuffisance
de la consommation en fruits et en légumes". Sans produits de protection
des plantes, le prix des fruits et des légumes grimperaient en flèche
avec pour conséquence, une diminution de la consommation de ces denrées.
Or, l'ingestion quotidienne de fruits et de légumes permet d'éviter des
maladies liées à l'alimentation telles que les maladies cardio-vasculaires,
la cataracte, le cancer, …
Il faut également constater que les substances cancérigènes auxquelles
l'être humain peut être éventuellement exposé, ne concerne pas seulement
des produits chimiques de synthèse mais aussi des substances d'origine
naturelle Ces dernières représentent 99, 9% de la quantité totale des
substances chimiques qui nous sont fournies par notre alimentation. Elles
sont produites par les végétaux eux-mêmes pour se préserver des attaques
extérieures (insectes, champignons, …). Chaque produit donc "ses propres
armes chimiques".
De nombreuses études ont démontrés qu'il n'existe pas de lien direct
entre l'exposition aux produits de protection des plantes et par exemple,
le développement de cancers**.Etant donné la complexité de cette problématique
et l'impact de nombreux facteurs tels que la génétique et le style de
vie (mauvaises habitudes alimentaires, fumer, …), il est essentiel de
poursuivre les études sur ce sujet.
Question 20 : Existe-t-il un effet "cocktail"
lors de l'emploi de plusieurs produits de protection des plantes ?
Lors de l'emploi de plusieurs produits de protection des plantes sur
une culture afin de la protéger de différentes maladies et attaques d'insectes,
il est possible de déceler dans la production végétale, des résidus de
ces produits. Les consommateurs sont exposés de manière continue à des
centaines de substances chimiques de diverses origines: alimentation,
boissons, eau potable, cosmétiques, médicaments,….
"C'est la dose qui fait le poison". Cette observation de Paracelse
est également valable pour les mélanges de substances chimiques. Le risque
qui peut être lié aux résidus d'une ou de plusieurs substances dépend
de la quantité retrouvée dans l'aliment, de la quantité d'aliment consommé
ainsi que la DJA (dose journalière acceptable) de chacune des substances
en question.
Les consommateurs ne sont exposés qu'à des concentrations très minimes
de résidus de certains produits de protection des plantes, concentrations
qui sont jusqu'à 100.000 fois inférieures à la dose appliquée et pour
laquelle aucun effet nocif n'est observé (No-Observed-Adverse-Effect-Level
/ NOAEL). A d'aussi faibles concentrations, aucun effet néfaste sur la
santé n'a jamais été observé pour ces substances chimiques.
Des effets de synergie aussi bien que des effets "cocktail" ne peuvent
se produire que lorsque ces substances chimiques sont présentes à des
concentrations comparables ou plus élevées que celles nécessaires pour
être efficaces. Pour des concentrations particulièrement faibles, comme
c'est le cas pour les résidus de produits de protection des plantes, les
risques associés aux effets de synergie sont tout à fait exagérés.
Jusqu'à présent, aucun effet nocif n'a été observé lorsque différentes
substances sont présentes en même temps et à des teneurs égales ou inférieures
aux No-Observed-Adverse-Effect-Levels (NOAEL).
Question 21 : Le système "REACH"
concerne-t-il les produits de protection des plantes et les biocides ?
En octobre 2003, la Commission européenne a adopté une proposition visant
à instaurer une nouvelle politique en matière de substances chimiques.
Le nouveau système, appelé REACH (enregistrement, évaluation et autorisation
de substances chimiques), obligera les fabricants et importateurs de substances
chimiques à les enregistrer dans une base de données centrale. Les informations
enregistrées porteront sur les propriétés des substances, les utilisations
prévues et les moyens permettant de manipuler ces substances en toute
sécurité. Les substances qui suscitent de fortes préoccupations, telles
que les substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques, et les substances
chimiques présentant des risques non gérables, seront progressivement
éliminées.
Les produits de protection des plantes doivent, en vertu de la directive
européenne 91/414, répondrent à des exigences particulièrement sévères
en matière de toxicologie, d'écotoxicologie et d'efficacité biologique.
Les substances actives fabriquées ou importées en vue de leur utilisation
dans des produits phytopharmaceutiques exclusivement et incluses soit
à l'annexe I de la directive 91/414/CEE et les substances actives fabriquées
ou importées en vue de leur utilisation dans des produits biocides exclusivement
et incluses soit à l'annexe I, I A ou I B de la directive 98/8/CE, sont
considérées comme étant enregistrées en vue de la fabrication ou de l'importation
pour les utilisations couvertes par ces inclusions.
Ces substances sont réputées enregistrées, dans la mesure où elles sont
utilisées dans des produits phytopharmaceutiques ou biocides, parce que
la législation pertinente exige la communication d'informations importantes.
(Toutefois, si un utilisateur en aval affecte une telle substance à
une autre utilisation, non identifiée, il doit déclarer celle-ci et peut
utiliser, pour élaborer son évaluation du risque chimique, les informations
qui lui ont été fournies.
Doivent subir une procédure d'enregistrement :
1. Les substances actives qui ont d'autres utilisations que celles des
PPPs et des biocides.
2. Les substances actives dites à "usages essentiels".
3. Certains adjuvants ou co-formulants utilisés dans les PPPs et biocides.
4. Les produits intermédiaires dont la quantité annuelle utilisée est
supérieure à 1 tonne.
Question 22 : Qu'en est-il de la présence
de pesticide dans le sang ?
Tous les organismes vivants rentrent en contact avec plusieurs centaines
de sustances chimiques naturelles et de synthèse présentes dans l'environnement
et ayant des origines diverses: nourriture, boisson, eau potable, cosmétique,
médicament, etc. Celles-ci se retrouvent dans l'alimentation, via la respiration
ou les boissons ou encore par contact direct. Ces matières sont détruites
ou transformées en produits secondaires et sont généralement éliminées
selon des mécanismes physiologiques connus. Il va de soi que la présence
d'une substance chimique, naturelle ou de synthèse, neprésente en soi
aucun risque pour la santé et ne doit certainement pas être qualifiée
de situation alarmante. Grâce à l'évolution rapide de la chimie analytique,
nous pouvons aujourd'hui quantifier toute une série de substances présentes
dans les tissus humains et dans les liquides corporels. Un biomonitoring
donne seulement une photographie instantanée des susbstances qui sont
présentes dans le coprs au moment du prélèvement. Mais, ceci ne donne
aucune information sur l'origine des substances, sur leur évolution et
sur leur pertience envers la santé. Aujourd'hui une des priorités lors
du développement des produits de protection des plantes est leurs profils
toxicologique et écotoxicologique. Ainsi, l'impact toxicologique de la
présence d'un produit de protection des plantes dans le sang est étudié
en détail dans le cadre du dossier d'agréation. En outre, il est déterminé
une limite en résidu par culture et par produit de protection des plantes
sur base des Bonnes Pratiques Agricoles et du régime alimentaire moyen
du consommateur. Cette limite ne peut jamais être plus haute et se trouve
presque toujours beaucoup plus basse que la dose journalière admissible
qui est fixée par des laboratoires d'analyses toxicologiques. Seuls les
produits qui fournissent une garantie parfaite pour la santé de l'homme
et de son environnement reçoivent une agréation.
Question 23 : Les produits de protection
des plantes présentent-ils un plus grand risque pour les nourrissons et
les enfants ?
Dans le cadre de l'octroi d'une agréation, un produit de protection
des plantes doit notamment répondre de manière satisfaisante à toute une
série de tests toxicologiques d'un niveau de sévérité équivalent à ceux
appliqués aux médicaments. Cependant, pour le cas précis des enfants et
surtout des nourrissons qui présentent un régime alimentaire beaucoup
moins varié que celui des adultes et un rapport masse alimentaire / masse
corporelle plus important, il est éligible de penser qu'ils seront soumis
à une relativement plus importante quantité d'un même résidu de produit
de protection des plantes. C'est pourquoi, lors des évaluations de risques
inhérent à l'établissement du dossier d'agréation, il est appliqué des
facteurs de sécurité très élevés permettant l'extrapolation aux groupes
les plus fragiles de la population (nouveaux-nés, enfants, femmes enceintes
et personnes âgées) visant ainsi à les protéger de quelconques risques
d'intoxication.
Question 24 : Les fruits et légumes doivent-ils
être lavés ?
Durant le transport de fruits et légumes ainsi que dans le magasin, il
est toujours possible qu'il soit retrouvé un dépôt sur les fruits et légumes.
En outre, il est possible que beaucoup de mains humaines les aient déjà
touchés. Il est donc conseillé de les laver avant de les préparer ou de
les manger. Cependant, les normes légales sévères existantes en terme
de résidus de produits de protection des plantes ont été déterminées sur
base de fruits et légumes non lavés.
Question 25 : Arrêté Royal autocontrôle,
traçabilité et obligation de notifier
Le 12 décembre 2003, le tant attendu Arrêté Royal relatif à l'autocontrôle,
la traçabilité et à l'obligation de notifier a été publié au Moniteur
Belge. Cet AR s'applique à toute la chaîne alimentaire et impose les mêmes
exigences à tous les acteurs qui tombent sous la compétence de l'AFSCA.
Cela peut donc être perçu comme la première étape des autorités dans l'instauration
de la sécurité alimentaire sur toute la chaîne.
Qu'il y a-t-il dans cet AR ?
1. Autocontrôle
a. Chacun, excepté la production primaire, doit mettre au point, appliquer
et exécuter un système d'autocontrôle. Ce système doit inclure la sécurité
des produits et doit être basé sur les 8 principes de la méthode HACCP.
· Identifier chacun des dangers afin de pouvoir les éviter et les éliminer
ou les réduire jusqu'à un niveau acceptable.
· Identifier les CCPs (points critiques de contrôle).
· Définir les seuils limites critiques des CCPs pour pouvoir fixer ce
qui n'est pas acceptable sur le plan de la prévention, de l'élimination
ou de la réduction d'un danger identifié.
· Définir et appliquer des procédures de contrôle efficaces pour les CCPs.
· Définir les mesures correctrices.
· Définir les procédures de vérification.
· Etablir des documents et registres, adaptés à la nature et à la dimension
de l'entreprise, visant à démontrer que les points 1 à 6 sont effectivement
appliqués.
· Si nécessaire, établir des plans d'échantillonnage et d'analyse qui
permettent de s'assurer de la validité du système d'autocontrôle.
b. De plus, un exploitant peut aussi introduire un système semblable pour
garantir la qualité de ses produits, ceci n'est cependant pas obligatoire.
2. Traçabilité
a. Des systèmes ou des procédures d'enregistrement des produits entrants
doivent être disponibles: nature, identification, quantité, date de réception,
identification des fournisseurs et de toutes les autres données imposées
par le ministre.
b. Des systèmes ou des procédures d'enregistrement des produits sortants
doivent être disponibles: nature, identification, quantité, date de livraison,
identification des acheteurs et de toutes les autres données imposées
par le ministre.
c. Des systèmes ou des procédures établissant le lien entre les produits
entrants et sortants et permettant de garantir la traçabilité à tous les
stades de la production, de la transformation et de la distribution doivent
être disponibles.
3. Obligation de notifier
a. Chaque exploitant, laboratoire, organisme d'inspection ou de certification
doit en informer immédiatement l'AFSCA si il pense ou a des raisons de
penser qu'un produit importé, produit, élevé, cultivé, transformé, confectionné
ou distribué peut être nocif pour la santé de l'homme, des animaux ou
des plantes.
b. De plus les procédures de rappel de produits doivent être enclenchées
immédiatement. Si les produits sont déjà dans les mains du consommateur,
celui-ci doit être mis au courant, si nécessaire via la presse, et les
produits doivent pouvoir être rappelés. L'AFSCA doit en avoir été informé.
Question 26 : Les produits de protection
des plantes ont-ils une influence néfaste sur les abeilles et les insectes
utiles ?
Les abeilles font partie du groupe des insectes utiles. Elles jouent
un rôle important aussi bien dans la pollinisation de certaines cultures
que dans la production de miel. C'est pourquoi dans le cadre de l'agréation
de chaque produit de protection des plantes, le dossier toxicologique
doit contenir les rapports des études sur les effets nocifs éventuels
sur les insectes utiles (dont les abeilles). La toxicité (orale et de
contact) des produits de protection des plantes pour les abeilles est
étudiée sur base de tests spécifiques de laboratoire. Dans des cas précis,
des essais en champs sont réalisés suivant les prescriptions requises
en matière de bonnes pratiques agricoles pour le produit en question.
Ces essais en champs sont effectués sur trois parcelles avec des cultures
particulièrement mellifères. Ces parcelles doivent être suffisamment éloignées
de façon à éviter que les abeilles puissent butiner d'une parcelle à l'autre.
Une parcelle est pulvérisée avec le produit à tester, une autre reste
non traitée et la troisième est traitée avec un produit pour lequel la
toxicité visà vis des abeilles est connue. Cette façon de procéder permet
par comparaison des résultats obtenus sur les différentes parcelles d'évaluer
valablement les risques éventuels pour les abeilles.
Lorsque le produit se révèle toxique pour les abeilles , et donc, présente
un danger pour ces insectes, il doit être mentionné sur l'étiquette, "Dangereux
pour les abeilles. Pour protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs,
ne pas appliquer durant la floraison de la culture. Ne pas utiliser en
présence d'abeilles ".
Les produits qui ne sont pas toxiques pour les abeilles ou pour lesquels
aucun danger n'est mis en évidence lorsqu'il est appliqué en respectant
les bonnes pratiques agricoles, ne devront pas apposer de mention spécifique
sur leurs étiquettes. Tout produit de protection des plantes appliqué
suivant les prescriptions prévues sur son étiquette et stipulées dans
l'acte d'agréation ne présente aucun risque pour les abeilles, ni pour
les autres insectes utiles.
Question 27 : Quel est le point de vue de
Phytofar sur les principes de précaution et de substitution ?
Le principe de précaution détermine qu'un produit ne peut légalement
plus être utilisé et doit être retiré du marché tant que des réponses
précises n'ont pas été apportées aux questions qui ont été posées concernant
ce produit.
Phytofar trouve que le principe de précaution ne peut jamais être d'application
pour les produits de protection des plantes car tous les produits ne peuvent
seulement être agréés que s'ils satisfont à toutes les exigences d'ordre
toxicologiques et écotoxicologiques définies par les législations nationale
et européenne. Si un ou plusieurs produits peuvent être interdits par
le principe de précaution en agriculture et en horticulture, il surviendra
en outre des problèmes importants. Il peut selon ce principe apparaître
un manque de moyen de lutte efficace disponible, incitant à la réutilisation
des produits restants. Ceci pouvant entraîner un phénomène accru de résistance
aux maladies et ravageurs. Les produits de protection des plantes sont
agréés parce qu'ils ont répondu sur base légale aux questions qui leur
avaient été posées et ce préalablement à leur mise sur le marché.
Références
Proposition de RÈGLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL concernant
l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances chimiques,
ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH), instituant
une agence européenne des produits chimiques et modifiant la directive
1999/45/CE et le règlement (CE) {sur les polluants organiques persistants}.
Proposition de DIRECTIVE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL modifiant
la directive 67/548/CEE du Conseil afin de l'adapter au règlement (CE)
du Parlement européen et du Conseil concernant l'enregistrement, l'évaluation
et l'autorisation des produits chimiques, ainsi que les restrictions applicables
à ces substances.
Commentaire de l'ECPA du 01/12/2003 relatif au projet REACH.
L'avis de la Commission de l'agriculture et du développement rural de
l'Union européenne sur le rapport de la Commission intitulé : "Evaluation
des substances actives des produits phytopharmaceutiques" (17/04/2002).
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